Le matin blanc
Le matin blanc
La nuit s’essouffle, doucement,
Vénus, encore, brille au firmament,
Mais les étoiles ont disparu,
Bientôt le ciel semblera nu,
Dans le froid souffle de l’hiver,
La neige glacée sous les bottes,
Craque et soudain emplit l’air,
Des sons rugueux et douces notes,
La vie semble avoir renoncé,
A affronter les éléments,
Pas une trace, rien n’a changé,
L’espace attend, paisiblement,
Une brise muette caresse un arbre,
La neige blottie entre deux branches,
Vacille doucement, se lézarde,
Et tombe au sol en poudre blanche,
Sur l’horizon étincelant,
Le dieu Soleil tire ses rayons,
Gerbe de feu, éblouissant,
S’invite au cœur de nos maisons.
Des cheminées que l’on devine,
Sous un chapeau blanc comme l’hermine,
S’étire une fumée légère,
Qui s’évapore en fendant l’air,
Les lumières aux vitres s’éteignent,
Le jour est là, immaculé,
Mais le silence parfait qui règne,
Va brutalement se déchirer,
L’hiver ayant, sans prévenir,
Déroulé son beau tapis blanc,
Les enfants sortent, larges sourires,
Boules de neiges et cris stridents.
Laurent