Avant qu'il ne s'en aille...
Quelques lavandes et quelques mots, pour essayer de retenir l'été
(photo et texte personnels)
L’été.
Au sang des coquelicots, à l’or des renoncules,
Au vent frais du ruisseau, à l’heure du crépuscule,
Allongé sous l’azur d’un été prometteur,
Alangui au ciel pur et l’esprit promeneur,
Je rêve les yeux ouverts que là, le temps s’arrête,
Je rêve le cœur à l’air, d’une vie de poète,
Qu’il n’y ait plus jamais, ni aube, ni couchant,
Que n’existe à jamais, que cet instant présent,
Ou seul le bonheur d’être, noyé dans la prairie,
Absorbe tout mon être, d’un plaisir infini,
Sensation lumineuse d’une légèreté de l’âme,
Sensation délicieuse et mon regard s’enflamme,
A la nature offerte, au bruissement léger,
Au chant de l’alouette, au parfum des bleuets,
Pour enfin s’envoler, pour enfin s’enivrer,
Pour s’emplir à jamais, des saveurs de l’été.
Au sang des coquelicots, à l’or des renoncules,
Aux doux cris des oiseaux, aux fines libellules,
Je savoure cet instant, que je rêve infini,
Je m’accroche au présent, de peur qu’il ne s’enfuie,
Au soleil déclinant qui marque le chemin,
De l’espace et du temps, d’aujourd’hui à demain,
Fragile papillon dans le cœur de l’été,
Je vois mon horizon lointain se rapprocher,
Et telle une fin certaine, tel un arrêt brutal,
Le soleil au lointain soupire d’un rayon pale,
Le bruissement léger du jour qui s’étire,
S’efface pour ne laisser qu’un silence à frémir,
Dans mon cœur pour toujours, je garde la lumière,
La chaleur apaisante, le parfum des bruyères,
Pour qu’un instant d’été, résiste à tous les vents,
Pour revivre à jamais un souvenir d’enfant.
Laurent